Les curiosités du Pays

- Les grandes marées :
Les attractions du Soleil et de la Lune peuvent se conjuguer ou se contrarier. Lorsque ces deux astres sont en ligne avec la Terre, les deux attractions se conjuguent. Ainsi, on a les plus forte marées, dites de vive-eau, pour la nouvelle et la Pleine Lune.
Lorsque la Lune et le Soleil forment un angle droit avec la Terre, les deux attractions se contrarient. On a alors les plus faibles marées dites de morte-eau, au premier et au dernier quartier de la Lune.
Lors des plus grandes marées, il y a près de 15 mètres entre les niveaux de la haute et de la basse mer. C’est la hauteur d’un immeuble de cinq étages.

- Les pêcheries :
Les pêcheries traditionnelles, structures en bois qui piègent le poisson à marée descendante. Leur origine remonte à la préhistoire...

- Les pêches traditionnelles :
A chaque grande marée ce sont de nombreux pêcheurs à pied qui prennent possession de la Baie, pêche aux huîtres sauvages et autres coquillages, pêche aux crevettes et bouquets...

- La moule AOC de bouchot :
Le bouchot est le support d'élevage des moules. Il s'agit généralement de pieux en chêne ou en Châtaignier de plus de 2 à 6 mètres de long, non-écorcés, enfoncés de moitié dans le sable ou les sédiments, et disposés en alignements de 50 à 100 m sur des zones qui découvrent totalement ou non à marée basse. on enroule autour des pieux une corde ayant servi de support de captage du naissain.
En baie du Mont Saint-Michel, la mytiliculture sur bouchots est apparue en 1954 sous l'impulsion des élus de la commune de Le Vivier sur Mer. En 1958, des mytiliculteurs charentais, forts d'une grande tradition, s'installent avec leurs familles au Vivier pour développer la nouvelle activité.
Il y a actuellement 271 km linéaires de bouchots qui permettent la production de 10 000 à 12 000 tonnes chaque année, soit 1/6 de la production nationale. Environ 300 personnes participent aux travaux et en vivent.
(Maison de la Baie- Vivier sur Mer) (à voir ICI)

- L'estran :
L'estran est la partie du littoral située entre les niveaux connus des plus hautes et des plus basses mers. On utilise aussi pour le désigner le terme zone de marnage.
Cette immense zone dans la Baie du Mont-Saint-Michel est le théâtre de nombreuses activités humaines (économiques avec le travail des mytiliculteurs et les différentes pêches traditionnelles, de loisirs (promenades, photos, artistes peintres) ou sportives (randonnées).
A Cherrueix, c'est le terrain idéal pour le char à voile..... et l'entraînement de chevaux de course.
- Le banc des hermelles : menhirWeb2.jpg
Un récif sableux élaboré par de petits vers marins constructeurs : les hermelles. Ils travaillent chaque jour pour entretenir leur habitat constitué d'un ensemble de tubes de sable (un individu par tube). Sa surface est d'environ 100 ha, et la hauteur atteint 1,50 m. Appelé localement "le crassier", ce banc constitue l'un des plus beaux joyaux du patrimoine naturel de la Baie du Mont Saint-Michel. (à découvrir avec la Maison de la Baie au Vivier sur Mer, les animateurs de cette Maison sauront aussi vous parler de la colonie de phoques se trouvant en Baie ainsi que des nombreux oiseaux migrateurs que l'on peut y voir).

- Le champ dolent :
C’est le plus important menhir de la région, avec presque 10 m de hauteur. Son contour est de 8,70m à sa partie la plus large. Une des légendes (il y en a beaucoup !) qui entoure ce mégalithe dit :
« Un jour le Diable, voyant Saint-Samson construire la cathédrale de Dol, se saisit d'un rocher au Mont-Dol et tenta d'écraser l'édifice. Mais il manqua sa cible et le rocher ne détruisit que la partie supérieure d'une tour (aujourd'hui encore manquante) : le projectile vint se planter en terre à quelques kilomètres de là : c'est le menhir du Champ-Dolent».
En réalité ce menhir a été dressé par des populations dont on ne connaît pas les origines. Est-ce un monument funéraire ? un monument commémoratif d’une grande victoire ? la représentation grossière d’un dieu ? de cette civilisation, beaucoup de choses restent à découvrir...

- Les herbus :
Végétation halophile (qui tolère le sel) d'origine terrestre, les plantes qui composent les herbus se sont adaptées pour coloniser la partie supérieure de et donner ainsi naissance au schorre. Les herbus sont également appelés prés salés, lorsqu'ils sont pâturés par les moutons.

- Les polders :
Zone gagnée sur la mer, vaste territoire quadrillé par les digues, les canaux et les chemins, où l’on produit du maïs et autres céréales. C’est aussi une zone cultures maraîchères. Paysage plat, colré avec le Mont-Saint-Michel et sa Baie en toile de fond.

- Le Mont-Dol :
« Lorsque le temps était beau, les pensionnaires sortaient le jeudi et le dimanche. On nous menait souvent au Mont Dol, ..., l'œil plane sur la mer et sur des marais, où voltigent pendant la nuit des feux follets, lumière des sorciers qui brûle aujourd'hui dans nos lampes ». Ainsi s'exprimait François René de Chateaubriand, lycéen à Dol… Grand témoin à l'échelle du temps géologique, immergé ou émergé selon les bouleversements climatiques, fréquenté depuis Neandertal.
Sur une longue étendue de marais, il dresse du haut de ses 64 mètres une silhouette mystérieuse et fascinante qui ne cesse de surprendre. Tantôt île, tantôt montagne au gré des glaciations, il recèle en son sein un riche passé : habitat, chasse, outils.
Le Mont-Dol est marqué par le sacré depuis la nuit des temps, depuis la préhistoire jusqu'au temps moderne, des pierres et autres vestiges en témoignent, celtes, romains et chrétiens, avec pour ces derniers la grande confrontation du diable et de l'archange.
Pour plus d'information, consulter:  www.mont-dol.fr